CATECHESE ET PRIERES POUR LES PROFESSIONNELS DE LA SANTE
Des professionnels de la santé participent à la catéchèse sur la guérison des traumatismes
Annoncé des semaines auparavant pour inviter des professionnels de la santé à participer à la catéchèse et aux prières à l’aumônerie Paul VI, une quinzaine de personnes y compris quelques fidèles chrétiens sur la douzaine attendue à répondu à l’appel. Ces hommes et ces femmes ont pendant trois jours vécu des séances de prières, d’écoute de partage, de conseils et de questions réponses relatives à des traumatismes qu’ils ont subis ou vus avec d’autres personnes.
Vendredi 6 décembre 2024
la session a commencé dans l’après-midi avec la prière du chapelet, suivie d’une prière introductive conduite par l’organisateur de la catéchèse, l’Aumonier diocésain et aussi celui de l’hôpital Paul VI, l’Abbé François de Sales NARE. A l’issue de ces prières, il a insisté sur le caractère confidentiel des confessions individuelles qui devraient rester entre les participants à qui il a demandé de noter leurs attentes de la catéchèse.

Un exercice de relaxation mêlant concentration et hypnose a permis aux participants d’être déjà apaisés. La catéchèse entrait ainsi de plein pied dans sa substance, avec des binômes constitués pour se connaitre et présenter la personne en face à l’assemblée.
Deux histoires pré-enregistrées ont été proposées à l’écoute des participants. La première histoire concernait la remise en cause de l’existence de Dieu par un pasteur submergé par les épreuves. A partir de cette histoire, les participants ont procédé à des échanges non seulement sur l’histoire, mais aussi sur des expériences similaires, et la plupart ont pu vider ce qu’ils ressentaient aussi de semblable et trouver entre eux le réconfort nécessaire, soutenu par l’Aumonier.
L’autre histoire qui a donné lieu à la causerie portait sur l’origine de la souffrance de l’homme, causée par la désobéissance de Adam et Eve dans le jardin d’Eden. Cette causerie a permis de rappeler à tous que le péché et les souffrances qui en découlent ne traduisent pas un manque d’amour de Dieu (cf. histoire de Job- Jb 1,8).


La journée s’est terminée par une bénédiction des participants qui a suivi un exercice de référence à des thèmes bibliques en lien avec le cours de la vie de chacun. Ces thèmes devraient être recherchés pour préparer la session du lendemain et en sortir une parole qui les aura touchés.
Samedi 7 Décembre
C’était le second jour. Il a débuté avec les prières, et le rappel des enseignements de la journée précédente à travers le partage et l’amendement du rapport. Des témoignages concernant des effets de cette première journée ont été partagés.
Deux leçons ont été au centre de cette journée. La première leçon portait sur les blessures ; elle a commencé par un exercice d’enfouissement de bouteilles plastiques vides mais fermées dans un grand récipient contenant de l’eau, pour illustrer l’impossibilité de cacher des traumatismes. Les participants ont pu prendre conscience du fait que les blessures sont internes et externes. Elles peuvent être superficielles ou profondes, faciles ou difficiles à soigner et même capables de conduire à la mort. L’exercice d’échanges entre binômes a suivi pour amener les participants à se pencher sur leurs souffrances.

L’après-midi a été consacré à une autre leçon, qui concernait le deuil et qui a montré aux participants qu’une personne en deuil traverse trois étapes (ou villages) qui sont :
-le village du refus et la colère
-le village sans espoir
-le village du nouveau départ.
Il est à noter que la traversée du deuil n’est pas directe. A la faveur de certains évènements (anniversaire par exemple) une personne endeuillée peut se retrouver dans un village précédent ou commencer son deuil par les derniers village avant de revenir en arrière.
Des groupes ont été formés pour des échanges sur ces 3 villages.

Les lamentations ont été abordées également à travers une leçon qui a permis aux participants d’en savoir plus. Ils retiendront que les lamentations sont les plaintes que les hommes présentent à Dieu et ayant les composantes suivantes :
– un appel à Dieu
– la formulation de la plainte
– la requête ou demande de ce que veut la personne qui se lamente
– la déclaration ou sa propre promesse de louer Dieu.
Dimanche 8 Décembre
C’était le 3e jour, et la session a suivi la messe du matin. Déjà les crispations du 1e et du 2nd jour, les ressentis exprimés bien souvent dans les larmes et même les sanglots ont laissé la place à une joie et un soulagement visibles à travers les chants et des pas de danse dans la chapelle de l’aumônerie.

Savoir faire face à la croix, déposer au pied ce celle-ci ses traumatismes
Comme dans la quête d’un exutoire recherché, puis trouvé, l’expression des traumatismes laissaient entrevoir des attitudes d’exigence vis-à-vis des autres, des sentiments de culpabilité, le désir de se retrouver soi-même dans son milieu, la quête d’une paix intérieure, et des indices visibles de déprime. Mais en ce 3e jour avait déjà été amorcé une certaine guérison chez la plupart. Beaucoup n’ont pas hésité à retrouver l’Abbé François de Sales NARE pour parler plus en profondeur de leur ressenti, afin de bénéficier de ses conseils et prières.
La journée s’est achevée avec le dépôt des traumatismes, des lamentations, au pied de la Croix, afin que Celui qui voit tout, qui peut tout et qui nous aime poursuive la guérison entamée.
Trois semaines après, ils sont revenus et ont témoigné de ce qu’ils ont vécu suite à cette catéchèse. De tous les témoignages reçus, la totalité affiche une note positive de satisfaction et d’espoir au regard de changements observés dans leur vie.
