A L’UNISSON DANS LA PRIERE POUR LES MALADES LE 19 AOÛT 2024
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A L’UNISSON DANS LA PRIERE POUR LES MALADES LE 19 AOÛT 2024

Le 19 août dernier, des tâches dans les bureaux et dans les champs ont été mises en attente par 35 fidèles y compris des enfants pour se rendre au Sanctuaire marial de Buudtenga, afin de prier pour les malades, pour les souffrants en tout genre, pour la paix et une bonne saison agricole.

Regard
Regard tourné vers la Sainte Mère de DIeu, l’invite du jour ce 19 août 2024

Le programme habituel proposé par l’Abbé François de Sales NARE a offert un fond et une forme différents des précédents ; l’élément nouveau est que la direction des mystères du rosaire assurée à tour de rôle par les adultes a été étendue aux enfants aussi. Une touche dans la prière du rosaire de ce jour, qui alliait louange, concentration et charme, surtout de voix douces d’enfants en quête de profondeur dans la prière, charme que eux seuls savent créer quand ils sont là. Il leur a aussi été donné l’occasion d’être au-devant de la procession mariale.

Pendant la prière du rosaire

Ragaillardis par cette considération qui leur a été faite ils ont porté la statue de la Sainte Mère dans une joie visiblement spontanée, cette spontanéité qui leur est propre, et qu’ils expriment au quotidien.

Ils ont dirigé chacun un mystère du rosaire

Enfants portant la statue de la Ste Mère

Suite des louanges à la Ste Vierge après la procession

Rechercher la vie éternelle

En peu de temps, beaucoup a été entendu à Buudtenga, rajoutant à l’intensité de la quête spirituelle du jour. La messe qui a suivi le rosaire et la procession mariale était centrée sur les lectures proposées par le prêtre Jean Eude et en relation avec le livre du prophète Ezéchiel (Ez 24,15-24) avec un accent sur la puissance de Dieu. Malgré un grand deuil qui l’avait frappé et dont il avait été prévenu par Dieu, il s’est plié à la volonté divine qui lui interdisait de vivre le deuil comme d’habitude. Faisant ainsi, il allait servir d’exemple au reste du peuple d’Israël qui allait subir de grands maux mais devait faire comme Ézéchiel. Il faut donc savoir se conformer à la volonté de Dieu, ne pas oublier que c’est lui qui  nous a engendrés (Dt.32, 18a) ; cela a transparu également dans l’évangile du jour (Mt 19, 16-22) qui instruisait le respect des commandements de Dieu,  le don entier de soi à lui pour être parfait : « Vas, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres,  et tu auras un trésor dans les cieux puis viens, suis-moi. »

Messe
L’Abbé François de Sales NARE pendant son homélie le 19 août

Cette réponse que le Christ a donné au jeune homme qui lui avait demandé ce qu’il devrait faire de bon pour avoir la vie éternelle traduisait en même temps le fait que Jésus aimait ce jeune homme-là. Le prêtre officiant du jour à Buudtenga, l’Abbé François de Sales NARE a commenté davantage en ces termes : « Notre prière est que le Seigneur puisse nous aimer nous-aussi, de par notre attitude, par notre témoignage, par notre vie de chrétien. Mais il nous invite à faire encore un peu plus, et même dans notre projet de vie, que ce soit cela. Vivez donc la vie éternelle, vivre comme St. Paul, lever les yeux et regarder les réalités d’en haut. »

Participants lors de la célébration eucharistique du 19 août 24

Ce rappel des textes a côtoyé le thème qui a conduit les fidèles à Buudtenga. Certes les réalités d’en haut, nous devons les rechercher, et savoir aussi que Dieu est miséricordieux. Cela en tête, et avec notre objectif de prier pour les malades, nous devons savoir aussi ce que veut le malade, ou le souffrant, et le prêtre célébrant de commenter encore e ces termes : « C’est la guérison, la santé, tout comme toute personne handicapée de quelque chose dans sa vie ».

 Il a ajouté que « les prières étaient pour tous ceux qui souffrent ; pour tous ceux qui ont besoin de se sentir dans leur peau, dans leur âme, dans leur cœur, dans la société, afin que le Seigneur puisse combler le désir de leur cœur. Et pour tous les malades incurables, qu’il jette sur eux un regard de miséricorde et de bonté, qu’il leur donne la force intérieure pour combattre toutes les imperfections de la vie, de l’organisme, et procurer de la joie d’être ce que nous sommes. Tournons-nous résolument vers Marie notre mère, et demandons qu’elle intercède pour nous comme elle l’a fait à Cana pour procurer du bon vin aux mariés qui n’avaient plus de vin. Ici aussi nous disons à Marie, ils n’ont pas la santé, ils sont malades, et Jésus va écouter la prière que sa mère lui transmettra. Je vous salue Marie… »

St Sacrement
Adoration au Saint Sacrement

Il est vain de chercher à contrer les plans divins

La 4e édition du pèlerinage a Buudtenga n’a pas eu lieu le 13 du mois, comme toutes les autres entre mai et octobre 1917. Cette fois-ci, c’était 6 jours après le 13, soit le 19 août, tout simplement parce qu’un « puissant du moment » l’administrateur Artur d’Oliveira ignorant du fait qu’il ne pouvait pas contrer les plans divins avait fait jeter au cachot, le 13 août 1917, les 3 enfants que visitait la Sainte Vierge, les traitant de fauteurs de troubles à l’ordre public. Les ayant relâchés le 15 août, il est à se demander quel a été son ressenti le 19 août 1917, quand il apprenait que la Sainte Vierge était encore au rendez avec les enfants pastoraux qu’il avait terrifiés.

Buudtenga était en tout cas au rendez-vous du 19 août 2024. C’était un lundi, et les lundis sont des jours difficiles a-t-on coutume de dire dans le milieu des travailleurs qui ont besoin d’organiser leur semaine de travail. La journée de repos du dimanche passée, la toute première chose qui vient à l’esprit des fidèles chrétiens paysans en cette période hivernale est de se rendre au champ. Ce lundi 19 août, quand bien même le jour laissait penser à priori que l’effectif serait semblable à la dizaine de personnes vues à la première édition de la CODIPASA en ces lieux, le constat était que plus du triple de la dizaine était là. Tout petit, tout mignon, et surtout tout concentré, comme si le nombre réduit rendait les prières plus profondes encore, la ferveur était au rendez-vous sur la place bénie.

Messe 2
Participation à la célébration eucharistique ce 19 août à Buudtenga

Ces fidèles catholiques n’ont pas pu résister à la réalité divine des apparitions de la Sainte Vierge ; depuis le mois de mai 2024, et même avant, ils lui rendaient hommage et se remémoraient ses recommandations sur la prière, la paix et la conversion à Buudtenga et ailleurs. A l’unisson, ils ont demandé son intercession et supplié le Seigneur par la voix de son serviteur qui a dirigé le pèlerinage ce jour : « Aux malades, enlève ce qui les fait souffrir (le mal, la maladie), ce qui les rend moins dignes de l’humanité et de la société. Oui Seigneur, guéris-les dans leur corps, dans leur cœur, dans leur âme. Donne-leur d’être transformés et pose ton regard aimant sur chacun et chacune, et à nous qui sommes ici. Visite-nous dans notre foi, visite-nous dans notre témoignage, visite-nous en cette présence maternelle qui nous entoure, donne-nous la sécurité et la confiance en toi qui vit et règne pour les siècles des siècles. »

Pour la très sainte Vierge Marie

L’édition 4 du pèlerinage à Buudtenga était profonde et intense, et ceux qui ont pu en faire partie ont été bien servis en ce jour spécial du 19 août. Ils sont repartis, satisfaits d’avoir pu remettre entre les mains du Seigneur par l’intercession de la Sainte Vierge, leurs propres préoccupations ainsi que des parents, amis et connaissances malades et souffrants, et cela unis dans la prière.

La cinquième édition est prévue pour le 13 septembre. Les pèlerins ont encore partagé un repas fraternel, mais d’ores et déjà, les fidèles de Buudtenga souhaitent voir se pérenniser ces rencontres dans la prière au sanctuaire marial de la localité, tous les 13 du mois désormais.

La question est à l’étude.

 

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