CATECHESE ET PRIERES POUR LA GUERISON DES TRAUMATISMES
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CATECHESE ET PRIERES POUR LA GUERISON DES TRAUMATISMES

Un impact positif à Nagrin

Le 17 novembre 2024, la paroisse Saint Marc de Nagrin a célébré le premier anniversaire de sa création. A cet effet, elle a organisé une semaine d’activités dénommée semaine de l’Eglise famille de Dieu, faite d’activités multiples dont une soirée de catéchèse et de prières qui a regroupé plus de 5000 personnes. Au lendemain de cette célébration, le Curé de la paroisse, l’Abbé Valery SAAKOUGRI accepte d’en parler ici.

 

Question : la célébration du premier anniversaire de votre paroisse achevée, que pouvez-vous en dire ?

Réponse : Au cours de cette semaine, nous avons eu des conférences, qui ont reprécisé le sens de l’Eglise famille et donné les implications de cette notion dans la vie des chrétiens et des communautés chrétiennes de base (CCB). Nous avons aussi initié, en lien avec la pastorale diocésaine de la santé, une soirée de prières pour la guérison des traumatismes. Cette soirée a mobilisé près de 5000 à 6000 personnes, car c’était une grande attente des fidèles. Elle s’est bien passée et a engrangé beaucoup de fruits. Nous en sommes contents, et disons merci au Seigneur pour cela.

Nous avons organisé aussi d’autres activités dont : une conférence sur l’Eglise famille de Dieu ; une soirée de pardon et de réconciliation dans les coordinations ; des activités socio-culturelles. Nous avons profité pour célébrer le premier anniversaire des premiers mariages de la paroisse et initié aussi une chaîne de prières pour la famille et pour la paix.

Q : Un de vos paroissiens apprécie très positivement ce que vous faites et attribue la grande mobilisation enregistrée lors de la soirée de catéchèse et de prières à votre dynamisme. Est-ce que vous confirmez cela ?

R : Je ne mets pas la bonne mobilisation sous mon couvert ou sous le travail du Curé. Ce que je peux dire, c’est que c’est d’abord Dieu qui appelle ses fidèles. Nous nous sommes des intermédiaires, des instruments et nous avons aussi essayé à notre manière de mobiliser les gens à travers les spots, la communication dans les CCB et les annonces diverses.

Ministres extraordinaires de la Communion

Dans notre programme, nous avons un plan stratégique qui nous permet de mobiliser les fidèles. Il a été établi pour 5 ans, et chaque année, nous savons ce que nous devons faire. Dès septembre, les gens connaissent déjà le planning des activités. Il suffit juste de faire des rappels, mais j’ai toujours demandé aux chrétiens de cultiver l’esprit de synodalité, de travailler et de vivre dans un esprit d’équipe et de famille. Je leur ai souvent dit que même si le curé n’est pas là, la paroisse doit continuer de fonctionner. Chacun doit se sentir concerné, et considérer l’activité comme son affaire personnelle.

C’est donc dire que nous nous sommes tous impliqués, notamment le service de communication de la paroisse, le conseil paroissial, les autres prêtres, les catéchistes pour assurer la mobilisation. Avant une activité, je tiens toujours une rencontre avec les catéchistes, ceux-là mêmes qui sont à la base, pour leur expliquer les enjeux des activités. A leur tour, ils relayent les informations à la base. Les dimanches, pendant la messe dans les coordinations, l’on insiste et l’on encourage les gens à participer aux activités.

Q : Avez-vous eu des retours sur la soirée de catéchèse et de prières ?

R : Concernant la soirée de catéchèse et de prières, ce ne sont pas seulement les gens de Nagrin qui étaient avec nous. Pendant la semaine suivant la célébration de l’anniversaire, j’ai reçu beaucoup de fidèles au bureau. Certains sont venus pour l’écoute comme nous l’avions proposé à ceux qui en avaient besoin. En parlant avec eux, j’ai réalisé que nos voisins de Pissy, de Sabtouana, de la patte d’oie, Poéssin etc., étaient aussi avec nous pour la soirée de catéchèse et de prières. Ce qui montre que l’information a été bien relayée et au-delà de notre paroisse. La forte présence enregistrée est la preuve d’un intérêt certain pour la guérison des traumatismes ; c’était un besoin pour les gens.

D’autres sont venus dans mon bureau traduire leur reconnaissance à Dieu et à nous qui avons organisé l’activité. Certains qui avaient des soucis relatifs au pardon, ainsi que des frustrations, un découragement suite à des situations en famille, ou suite à un comportement d’un de leurs amis ont confié qu’ils ont été soulagés. En les rencontrant, j’ai demandé à chacun de préciser le moment où ils ont ressenti leur soulagement. C’était pendant la causerie, lors des exercices spirituels que nous avons eu à faire, pendant l’adoration, ou encore pendant la célébration de l’Eucharistie.

Vue d’une partie des participants mobilisés pour la soirée de catéchèse et de prières

D’une manière générale, je pense que la soirée a été bien menée et a eu un impact positif sur des gens. Le Seigneur a touché chacun à un moment donné. C’est ce que je peux dire à partir des échos que j’ai eus, même si certains n’ont pas compris le sens de l’écoute. Une ou deux personnes m’ont dit en substance qu’elles ont été touchées : « Je me sens soulagé, mais comme l’on a dit de revenir voir les prêtres, alors je reviens pour l’écoute ». En fait ce sont des personnes qui ont déjà eu ce qu’elles voulaient, mais elles n’ont pas compris qu’il s’agissait ici de perspectives d’avenir et quand bien même satisfaites elles sont revenues. C’est toujours une bonne démarche qui leur permet de s’ouvrir davantage même si les soucis exprimés ont déjà trouvé une solution avec Dieu.

Propos recueillis par Françoise KABORE.

 

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