MONSEIGNEUR PROSPER KONTIEBO TOUJOURS DE COEUR AVEC LES MALADES
L’Archevêque métropolitain de Ouagadougou dans un élan de solidarité avec les malades, encore une fois affirmé, était à l’assemblée générale de la Commission diocésaine de la pastorale de la santé – CODIPASA, tenue le 5 octobre 2024 à Yagma.
Dans une allocution qui vous est ici rapportée, Mgr Prosper KONTIEBO évoque le rôle de l’aumônier d’hôpital, inspiration par excellence des faits et gestes du Seigneur Jésus qui avait au cœur les malades.
Le personnel soignant catholique est aussi interpellé par Mgr KONTIEBO, pour faire la différence dans les soins en entretenant une relation d’aide aux malades véritable, attitude qui doit aussi imprégner une dynamique communautaire qui réconforte les malades qu’entourent toutes les personnes baptisées.
Mot d’ouverture de l’Archevêque à l’occasion de la rencontre des acteurs de la pastorale Sanitaire de l’Archidiocèse de Ouagadougou
Chers aumôniers et vous tous qui intervenez dans la pastorale de la santé, je voudrais à l’entame de mes propos exprimer ma gratitude pour tout le travail que vous faites pour animer la pastorale de la santé dans notre archidiocèse. Merci à vous tous, aumôniers, responsables des services de santé, agents de santé, comités paroissiaux, mouvements et associations, groupes de spiritualité entrant dans l’accompagnement des malades. Je vous encourage à poursuivre ce noble service que vous rendez à l’humanité et à l’Eglise.
Ce merci est aussi celui de tous les malades et de toutes les personnes qui souffrent d’une manière ou d’une autre et qui ont trouvé ou qui continuent de trouver en vous une aide. Ce merci est enfin celui de tout le personnel chrétien des hôpitaux présents dans notre archidiocèse, que vous aidez à vivre leur foi dans le milieu hospitalier, lieu de leur travail.
« J’étais malade ou en prison et vous êtes venus me visiter » Mt 25, 36.
Je désire à la lumière de cette parole du Christ, Médecin des âmes et des corps m’adresser à vous chers agents pastoraux. Car ce sont des paroles de « Quelqu’un qui a touché des malades qu’on ne devrait même pas regarder, quelqu’un qui a imposé les mains sur les malades, qui a tenu les mains des malades pour les relever, qui a consolé des malades qui désespéraient contre toute espérance en leur disant « courage »…. Bref quelqu’un qui a guéri des malades.
C’est lui qui vous a choisis et envoyés auprès des malades. C’est donc dire que vous devez suivre sa manière de faire lorsqu’il était avec eux. Faire autrement, vous risquez de vous tromper de destinataire dans votre agir pastoral !
Chers aumôniers, vous êtes des pasteurs, des envoyés auprès des malades pour leur manifester la présence du Christ et de l’Eglise. Votre tâche est très noble. Elle demande de la disponibilité, de la patience, de la compassion pour être pour les malades, sans exception, des signes d’espérance.
Cette mission ne peut donc se limiter à la simple célébration des sacrements. C’est important de célébrer les sacrements mais on attend plus de l’aumônier. Votre rôle est de rester aux cotés des malades, être avec eux, les écouter et leur assurer une présence, celle de Jésus qui se fait solidaire de celui qui souffre, celle de Jésus qui se fait proche, celle de Jésus qui prend sur lui la souffrance des autres, celle de Jésus qui soulage, qui guérit, qui relève et qui donne vie et espoir. Votre présence est aussi celle de toute l’Eglise ; l’Eglise qui se veut être mère, une mère qui compatit à la douleur de son enfant, une mère présente et qui prend soin de son enfant malade.

Si votre mission se réduit à la simple célébration des sacrements, il y a beaucoup de personnes qui ne bénéficieront pas de vos services, car tous les malades ne sont pas des chrétiens Catholiques. L’aumônier est un homme pour tous sans distinction. La tache de l’aumônier ne peut non plus se réduire à une simple distribution de médicaments ou de réalisation d’examens. C’est important, mais on attend plus de l’aumônier.
Dans les deux cas, célébrer les sacrements, aider les malades financièrement ou matériellement est important mais la mission de l’aumônier va au-delà.
Célébrer seulement les sacrements, une catégorie de malades ne vous rencontrera pas. Distribuer uniquement des produits, une autre catégorie de malades (ceux qui ont les moyens financiers) ne vous rencontrera pas non plus.
En somme le travail de l’aumônier n’est pas un travail de bureau. C’est plus un travail de terrain. Il faut rejoindre les malades là où ils sont. Ils sont alités, il faut aller les voir sur leur lit, et non pas les attendre dans les bureaux.
Ne négligez pas le contact direct avec les malades, les membres de leur famille -qui souffrent également comme le malade et le personnel soignant. L’hospitalisation est un lieu et un moment propice de rencontre d’abord élémentaire avec eux qui pourrait ensuite évoluer vers un accompagnement humain, chrétien. Combien de personnes qui ont été malades, combien d’agents de santé ont grandi humainement, intérieurement suite à une rencontre avec un aumônier !
Je ne vous apprends rien en disant que sans contact direct avec ce monde que j’ai cité, on ne peut pas parler de présence significative d’Eglise ou présence du Christ dans une structure de santé. Pour cela la visite est importante là où c’est possible. Notre pays a inscrit dans sa constitution l’assistance spirituelle comme un droit du malade. Là où il y a de la difficulté pour bien remplir votre mission, je suis là, contactez-moi. Je ferai de mon mieux pour faciliter votre travail.
Je vous invite donc à revenir à l’essentiel de votre mission. Faites de la pastorale de la santé et pas autre chose. L’aumônerie n’est pas une paroisse. Vous devrez faire une pastorale hospitalière et non paroissiale. Evitez de vous surcharger avec des activités qui n’entrent pas dans le cadre de l’accompagnement des malades. Revenez à l’essentiel en visitant les malades sur leur lit. Revenez à l’essentiel en étant à l’écoute des malades dans les hôpitaux qui vous sont confiés. Revenez à l’essentiel en faisant du malade votre priorité.
A coté des malades, se trouvent ceux qui prennent soin des malades. Je parle du personnel sanitaire et des accompagnants. Le personnel de santé fait partie de votre champ pastoral. Il faut assurer leur animation chrétienne et les former selon l’Evangile pour les aider à bien jouer leur rôle.
que sans contact direct avec ce monde que j’ai cité, on ne peut pas parler de présence significative d’Eglise ou présence du Christ dans une structure de santé. Pour cela la visite est importante là où c’est possible. Notre pays a inscrit dans sa constitution l’assistance spirituelle comme un droit du malade. Là où il y a de la difficulté pour bien remplir votre mission, je suis là, contactez-moi. Je ferai de mon mieux pour faciliter votre travail.
Je vous invite donc à revenir à l’essentiel de votre mission. Faites de la pastorale de la santé et pas autre chose. L’aumônerie n’est pas une paroisse. Vous devrez faire une pastorale hospitalière et non paroissiale. Evitez de vous surcharger avec des activités qui n’entrent pas dans le cadre de l’accompagnement des malades. Revenez à l’essentiel en visitant les malades sur leur lit. Revenez à l’essentiel en étant à l’écoute des malades dans les hôpitaux qui vous sont confiés. Revenez à l’essentiel en faisant du malade votre priorité.
Ecoute attentive de l’Allocution de l’Archevêque métropolitainA coté des malades, se trouvent ceux qui prennent soin des malades. Je parle du personnel sanitaire et des accompagnants. Le personnel de santé fait partie de votre champ pastoral. Il faut assurer leur animation chrétienne et les former selon l’Evangile pour les aider à bien jouer leur rôle.
Je m’adresse à vous agents de santé, ou intervenant dans le domaine de la santé. Le personnel de santé catholique doit faire la différence, par son engagement au travail bien fait et par son exemplarité en matière d’éthique. Vous êtes chrétiens, vous devrez témoigner de votre foi dans ce milieu de la souffrance. Attention pour ne pas laisser la recherche de l’argent prendre le dessus. On ne peut pas sacrifier la santé des autres sur l’autel du gain. Les revendications légitimes peuvent se faire en trouvant une formule qui respecte et garantisse le droit des malades aux soins. Personnel de santé catholique, faites de votre travail, pas seulement un gagne-pain, mais un lieu de sanctification, un lieu de témoignage.
Et à vous aumôniers, que vos prédications et vos enseignements soient orientés de manière à aider aussi le personnel de santé à mieux servir les malades. Donnez-leur plus de place dans les aumôneries pour les rendre proches de ceux qu’ils soignent. Cela les aidera à humaniser plus les soins qu’ils procurent. Pour ce faire j’invite les aumôniers à plus de rencontre de concertations et de partages d’expérience. Cela vous permettra d’agir ensemble en allant dans la même direction. Cela nous permettra d’avoir une pastorale de santé plus structurée et mieux coordonnée.
Et vous, membres des mouvements et associations, groupes de spiritualité, vous trouvez du temps pour la visite des malades. Merci encore à vous. Le Seigneur vous a donné sa grâce de la compassion. Et vous essayez de mettre cette grâce au profit de vos frères et sœurs qui souffrent. Que Dieu bénisse toujours votre apostolat et le rende fructueux. Travailler en synergie avec les aumôniers pour une action pastorale plus féconde et mieux coordonnée. Redoublez encore d’ardeur à travers les formations qui conviennent pour mieux faire de votre apostolat une réussite.
Je remercie les comités paroissiaux pour le travail déjà fait et je vous invite à vous impliquer davantage dans l’attention et l’accompagnement des malades. C’est l’Evangile que tous nous sommes invités à mettre en pratique. « J’étais malade et vous m’avez visité ». L’accompagnement des malades n’est pas une activité réservée seulement aux aumôniers ou à certains responsables. C’est une dynamique communautaire qui engage tout baptisé.
Le thème de notre année pastorale dans l’Archidiocèse de Ouagadougou est le suivant : 125 ans d’évangélisation au Burkina, Eglise Famille de Dieu, sois témoin de l’espérance. Je dirai aumôniers, ou agents pastoraux, soyez témoins de l’espérance. Soyez des témoins de Jésus Christ auprès de tous ces malades qui viennent vers vous et vers qui vous allez. Je souhaite à tous et à chacun une bonne et fructueuse année pastorale. Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse.
+ Monseigneur Prosper KONTIEBO
Archevêque Métropolitain de Ouagadougou
A l’endroit des malades et du monde de la santé présents au pèlerinage le 6 octobre 2024, il avait ce message






